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Révision 1 : faire son bilan météo

Lexique

Clapot: état de la mer créé localement par le vent, hauteur 30 à 70 cm maxi, longueur d’onde (espace entre les crêtes) courte.

Grain : http://www.meteolafleche.com/grains.html

Houle: vagues formées au large, longueur d’onde importante.

Vent On-shore: orientation du vent qui ramène droit sur la plage.

Vent Side-shore: orientation du vent qui longe la plage.

Vent Side-on shore ou Side-on: orientation du vent qui vous ramène en diagonale sur la plage. Idéal pour le kite.

Shore-break: la vague qui casse près de la plage.


Pourquoi un bilan météo est-il nécessaire ?

Avant de partir naviguer, un bilan météo est indispensable pour faire une session réussie et surtout en sécurité. Si j’ai le choix entre plusieurs spots, je m’appuie sur mon bilan météo pour choisir le site de la session du jour.


Vous trouverez une méthode pour réaliser votre bilan en 4 étapes +1 plus bas sur cette page.


Sécurité: si les conditions ne sont pas réunies, mieux vaut différer la session que de se mettre en danger.


Quelles sont les conditions d’une session réussie ?

Avant d’examiner la manière de faire son bilan météo, nous allons détailler les 4 familles de critères qui permettent de comprendre pourquoi réaliser son bilan météo est absolument nécessaire.


1. Critères liés à la personne :


2. Critères liés aux conditions de vent :


3. Critères liés au choix du site:


4. Critères liés au bassin de navigation:


Méthode 4+1  pour faire son bilan météo

Rappel: pour connaître les termes désignant les orientations des vents, voici une rose des vents.

Attention, chaque nom de vent indique l’origine du vent et non le sens d’écoulement du vent. Un vent de Nord-Ouest vient donc du Nord-Ouest et se dirige alors vers le Sud-Est.


ETAPE 1: si j’ai le choix entre plusieurs spots, je cherche sur lequel le vent soufflera Side-on en utilisant une app comme Windguru ou Windy,

ETAPE 2: si je projette de naviguer sur Oléron, j’ouvre la carte construite par le moniteur de Kite Inside Laurent pour identifier sur quel spot le vent souffle side-on shore ce jour.

  1. ensuite je vérifie que le vent ne dépasse ni mes capacités de pilotage, ni la limite supérieure de vent correspondant à ma plus petite voile,
  2. je me renseigne sur l’état du bassin (« Wave » sur Windguru). Je regarde la houle dans un premier temps. Prenons en exemple le cas de figure de la baie des pilotes (plage des Huttes, Seulières ou Chaucre). Pour naviguer dans cette baie, j’ai besoin que la houle d’Ouest ne rentre pas dans la baie sinon le shore-break va me compliquer la vie pour rentrer dans l’eau. On verra un peu plus loin qu’un banc de rochers « reef » protège la baie de la houle à marée basse.
  3. ne pas confondre la houle qui peut atteindre plusieurs mètres avec le clapot qui se lève localement et est plus réduit. Le clapot et la houle s’entremêlant, ces conditions sont difficiles pour un débutant car le bassin ressemble à un « chantier » de creux et de bosses type moto-cross.
    A savoir: le clapot apparait vers 10 nœuds et reste modéré sous 10/12 nœuds. Mais à partir de 15 nœuds il devient vite conséquent si on n’est pas abrité derrière une digue ou un banc de sable.
  4. je me renseigne sur marée.info pour ne pas me retrouver confronté à un espace de plage trop réduit pour décoller ou poser en sécurité, en particulier en cas de marée remontante et de longue session.

    Pour comprendre  le marégramme, il faut connaître le site de navigation et savoir à quel niveau d’eau il est exploitable. Sur Oléron, Les Huttes fonctionnent par exemple mal au dessus de la côte 3,50 m car au-delà d’une houle de 2 pieds (55 cm) , les vagues rentrent au bord et créent un shore-break difficilement franchissable pour les débutants. Au-delà de 4 pieds, les riders intermédiaires commencent aussi à être gênés par la hauteur du shore-break. Si le vent est en plus On-shore et que vous êtes seulement »débrouillé », le démarrage dans le shore-break est alors impossible puisque il faut descendre le vent pour se lancer après le waterstart, or vous êtes coincés au bord dans l’impossibilité de reculer. Vous finirez donc sur le plage avant même d’être sorti de l’eau.

  5. quand j’arrive sur la plage, je rencontre les kitesurfers locaux ou le moniteur de l’école présent. Cela permet de demander les spécificités du spot (obstacles sous-marins cachés…) et les règles qui s’appliquent. Et puis ça permet de se rencontrer, les autres m’aideront plus volontiers si je ne m’isole pas dans mon coin 🙂 Je n’arrive pas en territoire conquis. Les autorisations de spots sont fragiles, ce serait dommage de voir tomber des interdictions à cause d’indélicats qui ne passent qu’occasionnellement sur le spot. Les locaux qui naviguent toute l’année apprécient assez peu.

Conclusions

Cette liste de critères peut sembler complexe, mais sachez que de nombreux critères s’intègrent vite car on apprend de ses erreurs.

Quand on a par exemple essayé de sortir alors que la houle est trop puissante et/ou le vent orienté on-shore, on va choisir un spot différent pour la prochaine session.

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